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vendredi 17 septembre 2010

Hebdomot : Méthode

Méthode...
 
Par période, on voit apparaître dans les médias des articles vantant des méthodes dites innovantes, révolutionnaires, extraordinaires…concernant la dyslexie.
Moi, quand déjà il y a dans le titre « contre la dyslexie » et « vaincre la dyslexie » et « LA dyslexie » je jette un œil et voilà que je suis tombée au sens propre comme au figuré sur une certaine méthode : la méthode abc de HAAN & MERLIVAT pour vaincre la dyslexie. 

Peut-être certains d’entre vous la connaissent, moi non. Mais maintenant, un peu mieux depuis que j’ai lu…et j’avoue que j’ai un peu de mal à adhérer à ce qui est écrit.

Si on fait tout comme ils disent, les parents payent et l’enfant devient super fort et la dyslexie est vaincue par KO. Bon, en gros, un ¼ d’heure de travail par jour sur la base de trois livres, 10 à 14 mois pour un méga résultat. Et pour un résultat idyllique, cette méthode doit être employée seule, toute thérapeutique poursuivie en parallèle viendrait en perturber le principe, donc l’efficacité (sic). Donc si j'ai bien compris, cette méthode permettrait, selon les auteurs, de vaincre la dyslexie sans l'intervention d'un(e) orthophoniste.

« En 3 mois, l’enfant doit avoir rattrapé un an et demi de retard en lecture. » Tout le monde en rêve, bien sûr ! Mais comment comprendre ce « doit » ? Et si ce n'est pas le cas, on est remboursé ?
« En 7 mois maximum, rattrapage de 2 ans de retard. »
« Entre 2 et 6 mois, par des dictées, c’est le retour à la normale. »

Ce qui m’a le plus frappée, c’est la rubrique « avantages » : l’enfant réapprend vraiment à lire correctement (parce que chez l’orthophoniste, il n’apprend pas vraiment, hein ?) ; plus de déplacements contraignants, coûteux en temps, fatigue et argent (quelle perte de tout que d’aller au cabinet d’orthophonie ); une formule d’assistance téléphonique (c’est peut-être mieux de voir son interlocuteur en face, non ?); la grande différence de cette méthode est qu'elle s'adapte à l'enfant ( l'orthophoniste, non ?).

Et encore : "Chaque enfant dyslexique est différent ( ah, ça, c'est vrai !). Voilà pourquoi le point central pour sortir de la dyslexie repose sur les parents" ( là, j'ai quelques réticences ). 

Ou encore à la question "Je suis professeur des écoles et j'identifie un problème de dyslexie chez un enfant, que fais-je?", la réponse est simple "Dites aux parents de nous contacter"...

Et attention, les orthos : pas le droit d'utiliser cette méthode miracle à vos cabinets sous peine de poursuite pour utilisation abusive et frauduleuse ! Je sais bien qu'il n'y a pas de méthode miracle, que chaque enfant est différent et qu'en pratique on pioche à droite et à gauche histoire de permettre à nos patients d'évoluer à leur rythme, se basant sur leurs acquis, mais...  Enfin, messieurs et mesdames les chercheurs, partez en vacances au lieu de vous escrimer à trouver de nouvelles pistes sur les dyslexies, la relève est assurée visiblement!

En somme, paix, harmonie, réussite, économie, confiance…J'aimerais bien en savoir un peu plus sur cette méthode parce que malgré tout, je reste ouverte d'esprit !
Et qu'en pensent les professionnels ?

Source photo : gazette.alpha-b.fr

jeudi 26 août 2010

L'hebdomot


ORGANE

Savez-vous que…. ? La racine étymologique du mot ORGANE vient du latin «organum» qui signifie «outil, instrument, machine».

Si on farfouille en orthophonie, la voix est un organe. Et le nombre d’organes humains requis pour la communication quelle qu’elle soit est impressionnant : bouche, langue, dents, nez, oreilles, œil, larynx, pharynx, glandes salivaires, cerveau, poumons, œsophage, tout ce qui part de la main et remonte vers l’épaule….

Et si on dénombre les organes utiles à l’orthophoniste et ceux du patient, on double encore la quantité ! Et comment faire pour que tous ces organes, tous ces outils, toutes ces machines s’accordent au point de communiquer, de copier, d’aller de concert vers le but recherché ?

L’organe de l’un n’entendra peut-être pas les mêmes choses que l’autre, ne produira pas le même son, n’écrira pas la même lettre, ne comprendra pas le même mot, n’y verra pas la même signification….

Quel est cet espace flottant entre les organes de l’orthophoniste et ceux du patient ? Peut-être tout simplement l’écoute et l’envie de communiquer….


Source photo : Groupe des Aphasiques de la région de Meaux


jeudi 8 juillet 2010

L'hebdomot


Autoroute :

Ce mot est formé tout simplement de «auto» et «route», sachant que «auto» est l’apocope de «automobile», pour faire plus court, justement…

Et «route» vient du latin «rupta» qui signifie «brisé»…… Brisé comme le dialogue avec les politiques ?

Par extension, on peut décliner le mot : l’autoroute des vacances, l’autoroute du sud, l’autoroute du soleil.…. Pendant que beaucoup de nos petits et grands patients prennent l’autoroute pour partir en vacances se dorer la pilule, leurs orthophonistes mettent dans leurs valises des tracts et prennent aussi l’autoroute, mais en s’arrêtant aux péages un peu plus longtemps : une autre, de pilule, est leur est difficile à avaler.

Des honoraires bloqués depuis 2003 et une augmentation massive des charges, voilà de quoi manifester de la colère mais tout en restant dans la communication : voix, tracts, discussions.

Surdité présidentielle, un mot à la mode et pourtant à une orthophonie dévalorisée correspondent des patients tous concernés !

Bravo pour cette action du 3 juillet 2010, espérons simplement qu’ (un) employé(e) de péage n’aura pas eu l’audace de demander un RV de bilan....


Source photo : forum.webnetters.org

vendredi 2 juillet 2010

Organe...


Le mardi 22 juin 2010, c’était la Journée Mondiale de réflexion sur le don d’organe et la greffe.

Savez-vous que…. ? La racine étymologique du mot vient du latin «organum» qui signifie «outil, instrument, machine».

Si on farfouille en orthophonie, la voix est un organe. Et le nombre d’organes humains requis pour la communication quelle qu’elle soit est impressionnant : bouche, langue, dents, nez, oreilles, œil, larynx, pharynx, glandes salivaires, cerveau, poumons, œsophage, tout ce qui part de la main et remonte vers l’épaule….

Et si on dénombre les organes utiles à l’orthophoniste et ceux du patient, on double encore la quantité ! Et comment faire pour que tous ces organes, tous ces outils, toutes ces machines s’accordent au point de communiquer, de copier, d’aller de concert vers le but recherché ? L’organe de l’un n’entendra peut-être pas les mêmes choses que l’autre, ne produira pas le même son, n’écrira pas la même lettre, ne comprendra pas le même mot, n’y verra pas la même signification….Quel est cet espace flottant entre les organes de l’orthophoniste et ceux du patient ? Peut-être tout simplement l’écoute et l’envie de communiquer….


Source photo : mycontact.fr

mercredi 23 juin 2010

Orthophonie...

Orthophonie

Du grec « orthos » (droit) et « fonè » (voix)

Dans les dictionnaires du 19è et 20è siècles, l’orthophonie se rapporte à l’articulation et la prononciation correcte des sons d'une langue, ou encore à l’art de corriger les vices de la parole. En 1928, grâce à Marc COLOMBAT de l’ISERE, un médecin français spécialiste des troubles de la voix et de la parole, le terme orthophonie est apparu pour désigner leur correction. Plus tard, à partir du milieu du 20è siècle, la définition a évolué vers le traitement et la rééducation des troubles de l’élocution et du langage.

Qu’en est-il passé l'an 2000 ? Certains aspects ont évolué, d’autres non. L’orthophonie est une discipline paramédicale qui permet de dépister, faire le bilan et rééduquer les troubles de la communication liés à la voix, à la parole ainsi qu’au langage oral et écrit.

Mais si l’on revient au sens premier du terme et selon son étymologie, l’orthophonie est donc la voix droite, devant permettre aux patients de trouver ou de retrouver la bonne voie de la voix… Cependant, les contraires s’attirant toujours, la droite est-elle forcément le meilleur trajet ? Le plus court ? Le plus rapide ? En rééducation, on prend souvent le contre-pied, on détourne pour mieux intéresser, on contourne pour mieux produire, on utilise un itinéraire bis pour mieux délester ce qui bloque, on slalome, on zigzague pour finalement parvenir au but…..et la plupart du temps plus rapidement.

Alors, la voie droite ? Plutôt la courbe, pour trouver la droite voix….