vendredi 17 mai 2013

Site à découvrir : un site pour combattre les clichés sur l'enfance

Mon fils aime le rose, va-t-il devenir homosexuel? Les garçons sont meilleurs en maths que les filles, vrai ou faux? Une Genevoise espère guider parents et professionnels de l'enfance grâce au site www.aussi.ch

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Pourquoi les garçons aiment-ils plus le sport que les filles? De quand date la répartition du rose pour les filles et du bleu pour les garçons?
Toute personne confrontée à l'enfance peut être amenée un jour à se poser ce genre de questions. A force de les entendre dans les conférences qu'elle donnait, la psychologue genevoise Anne Dafflon Novelle a décidé de mettre ses réponses à disposition de tous sur un site internet.
La nouvelle plateforme fonctionne par thématique et balaie tout l'univers de l'enfance: jouets, publicité, sport, identité sexuelle, école, littérature enfantine... Son but est de décortiquer les clichés courants sur le monde des petites filles et des petits garçons. Des clichés qui auront une influence autant sur leur développement cognitif que sur leur perception d'eux-mêmes.
Pour déconstruire ces images toutes faites, la psychologue s'appuie sur les recherches scientifiques et historiques les plus récentes. Une bibliographie fournie accompagne ainsi chacune de ses réponses. Ces références serviront aussi à orienter les lecteurs issus de milieux professionnels en quête de détails, à l'exemple des enseignants, des étudiants et des éducateurs.
Les questions que l'experte en représentations sociales a recueillies au cours de sa carrière ont été anonymisées. Il ne fait toutefois aucun doute que de nombreux parents retrouveront leurs interrogations quotidiennes parmi elles.

mercredi 15 mai 2013

Sortie de livre : Atelier corps et mémoire


La perte mnésique est, après cinquante ans, la plainte la plus largement exprimée. Il n'est pas certain que le vieillissement soit le facteur essentiel de la diminution des capacités mnésiques car la mémoire est un processus dynamique qui se réorganise à chaque instant, à la condition bien sûr que ses mécanismes soient sollicités.
Compte tenu qu'une mémoire non stimulée se désactive, puisqu'elle n'est pas un "stock" dans lequel on puise, mais une re-création permanente, il est nécessaire de re-éveiller tous les mécanismes de la fonction afin de l'entretenir. 

L'Atelier corps et mémoire est un atelier de stimulation de la mémorisation traditionnel, complété des stimulations sensorielles du corps en situation "de faire". Le corps est une entrée sensorielle et émotionnelle incontournable de l'activité mnésique. La participation active, globale de toute une personnalité est la condition fondamentale de l'optimisation de la fonction mémoire.

L'accroissement actuel du nombre des sujets atteints de maladies Alzheimer justifie dans cette réédition l'adaptation des propositions de stimulation qui, conçues initialement pour des sujets dits "normaux" mais simplifiées, deviennent pertinentes pour des sujets pathologiques. 

La stimulation de l'activité mentale fait partie de l'arsenal non médicamenteux de la maladie d'Alzheimer. Ces variantes pour la maladie d'Alzheimer complètent ainsi des séries d'exercices dont l'efficacité a été maintes fois démontrée et élargissent le public concerné par cet ouvrage.


Auteur : Janick Massé-Biron
Edition : Desiris Editions
Date de parution : 26/06/2013

mardi 14 mai 2013

News : Les mécanismes qui mènent à la dyslexie en images !

Afin de découvrir les anomalies à l’origine de troubles de l’apprentissage, comme la dyslexie,  Ghislaine Dehaene, pédiatre et directrice de recherche au CNRS, étudie les mécanismes d’apprentissage normaux du langage et de la lecture. Elle s’intéresse pour cela au développement du cerveau chez le nourrisson et l’enfant. 
À Neurospin, le Centre de neuro-imagerie de Saclay (91), elle observe par imagerie le fonctionnement de leur cerveau, depuis la naissance jusqu’à l’âge de l’école primaire. 



Explications sur ses découvertes récentes.
Qu’ont révélé vos études sur le fonctionnement du cerveau et le langage chez le nourrisson ?
Nous avons publié une étude sur des grands prématurés qui montre que le réseau du langage est organisé très tôt, avec une circulation de l’information très semblable à celle du jeune enfant ou de l’adulte. 
Même si à cet âge (6 mois de grossesse) le cerveau est encore en train de se former, il y a un « patron », avec des régions prédestinées à certaines fonctions et déjà connectées. Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, l’organisation en grands domaines cognitifs (langage, mémoire, vision, etc.) existe dès le départ. L’apprentissage permet ensuite de faire évoluer le cerveau, d’établir les connexions, de les améliorer, pour accélérer les transferts d’information.

Qu’avez-vous découvert sur l’apprentissage de la lecture ?

Les régions visuelles se transforment pour traiter cette nouvelle information que sont les mots écrits. Chez les enfants scolarisés que nous avons étudiés, après 6 mois d’apprentissage de la lecture, une région visuelle très particulière se spécialise à gauche pour les mots de la langue. 
Cette « région de la forme visuelle des mots » fait le lien  entre le système du langage oral et la région visuelle, des systèmes « innés » déjà présents chez le nourrisson. 
Nous avons aussi observé qu’apprendre à lire affine la perception de la parole. Dans le bruit, par exemple, les personnes qui savent lire s’aident de régions cérébrales supplémentaires, comme la région visuelle des mots, pour mieux comprendre la parole. L’apprentissage de la lecture renforce donc le système du langage oral.

Que se passe-t-il chez les enfants dyslexiques ?

En imagerie cérébrale nous avons montré que l’activation de la région de la forme visuelle des mots est plus faible chez l’enfant dyslexique que chez l’enfant qui lit normalement. En revanche, nous sommes encore incapables de dire si c’est une cause ou une conséquence du non-apprentissage de la lecture. Une étude finlandaise a montré que les enfants dyslexiques avaient déjà là la naissance des difficultés à discriminer des sons proches.

Nous recherchons actuellement comment affiner nos images expérimentales pour mieux comprendre les mécanismes qui mènent à la dyslexie. Nous avons donc encore beaucoup de chemin à faire ! D’autant qu’il existe des variations individuelles. Une moindre activation de la région identifiée ne signifie pas nécessairement une dyslexie. Il peut y avoir notamment des phénomènes de compensation que nous ne détectons pas en imagerie. 

Notre but, bien sûr, est de comprendre ce qu’il se passe dans le cerveau de ces enfants pour pouvoir leur proposer des stratégies adaptées pour contourner leurs difficultés. Le cerveau est un fantastique organe d’apprentissage. Si nous comprenons exactement où est le problème et quelles sont les ressources de l’enfant, nous pourrons lui faire acquérir de nouvelles stratégies d’apprentissage.


Le Conseil scientifique de la Fondation pour la Recherche Médicale a sélectionné les projets de Ghislaine Dehaene à 2 reprises, en 2010 et 2012, et a attribué à son équipe « Neuroimagerie du développement », dans l’unité Inserm U992, à Gif-sur-Yvette, un montant global de 271 800 euros pour mener à bien ses travaux.

lundi 13 mai 2013

Les troubles de la déglutition

Je vous invite à regarder et lire cette brochure sur "Les troubles de la déglutition en 10 leçons", très clair et précis. Il est l'oeuvre du Michèle de Gieter, coordinatrice dysphagie et kinésithérapeute spécialisée, membre du Brugmann Dysphagia Group (Belgique).

futura-sciences.com

lundi 6 mai 2013

News : Autisme et diagnostic précoce, détecter le risque dès la naissance sur le placenta


Diagnostiquer en routine le risque d'autisme en examinant le placenta à la naissance semble possible et proche, avec cette étude de l’Université de Yale. Des conclusions publiées dans l’édition du 26 avril de la revue Biological Psychiatry, qui indiquent qu'un nombre d'inclusions du trophoblaste >2,  indique un risque d’autisme avec une sensibilité de 41%, une spécificité de 92%et donc la nécessité d’une surveillance précoce.


placentotherapie.canablog.com

Alors qu’actuellement, malgré des progrès dans la détection précoce grâce à l’imagerie ou au développement de tests, le meilleur marqueur précoce du risque d'autisme est encore l'histoire familiale -alors qu’un couple ayant un enfant autiste a un risque multiplié par 9 d'avoir un autre enfant autiste-, pouvoir recourir à un test précoce biologique pour préciser le risque serait inestimable. Par ailleurs, les couples sans prédisposition génétique ne peuvent aujourd’hui que s'appuyer sur l'identification des premiers signes de troubles autistiques chez l’enfant, ce qui entraîne un repérage fréquemment trop tardif à l’âge de 2 ou 3, voire 4 ans.

Avec cette recherche, le Dr Harvey Kliman de la Yale, en collaboration avec d’autres chercheurs de l’Université de Californie-Davis MIND Institute, montre que des plis anormaux du placenta et qu’un nombre élevé d’excroissances cellulaires anormales du trophoblaste, la couche cellulaire continue formée de fibroblastes autour de l'œuf, sont des marqueurs clés pour identifier dès la naissance les nouveau-nés à risque élevé d’autisme. L’équipe a examiné 117 placentas de nouveau-nés de familles à risque, ayant un ou plusieurs enfants atteints d'autisme, participant à l’étude «Markers of Autism Risk in Babies – Learning Early Signs ». Les chercheurs ont comparé ces placentas « à risque » à 100 placentas de contrôle collectés sur la même zone géographique. Ils constatent que les placentas à risque présentent fréquemment 15 inclusions du trophoblaste, alors qu'aucun des placentas de contrôle ne présente plus de 2 inclusions du trophoblaste.

Un placenta avec 4 inclusions ou plus du trophoblaste prédit le risque de l'autisme avec une sensibilité de 19% et une spécificité de 99,9%. Ce résultat, excessivement important, va permettre, par la recherche de ces anomalies dans le placenta à la naissance, un diagnostic et une prise en charge plus précoces du TSA.


mardi 30 avril 2013

News : Belgique et étudiants en orthophonie


La Belgique veut réduire le nombre d’étudiants français

Seuls 30% d’étudiants ne résidant pas depuis trois ans en Belgique seront désormais autorisés en filière orthophonie et audiologie. Une nouvelle mesure qui vise à limiter l’afflux d’étudiants français.
La Belgique a pris de nouvelles mesures pour limiter le nombre d’étudiants étrangers dans les filières paramédicales, comme l’orthophonie et l’audiologie. Le gouvernement veut surtout lutter contre l’afflux de jeunes Français, qui représentent parfois plus de la moitié des inscrits ces dernières années.
Dès la rentrée prochaine, le contingent d’étudiants «non-résidents», c’est-à-dire ceux ne pouvant pas justifier de trois années de résidence en Belgique, sera limité à 30% en première année des filières d’orthophonie et d’audiologie. Une mesure qui rejoint celles déjà adoptées pour la filière générale de médecine, de dentisterie et de kinésithérapie.
Ces quotas ont été décidés jeudi par la Communauté francophone de Belgique, regroupant la Wallonie et Bruxelles, qui compte cinq «hautes écoles» d’orthophonie. Le ministre de l’Enseignement supérieur francophone, Jean-Claude Marcourt, a mis en avant le danger «d’une pénurie de professionnels due au départ massif de nos diplômés à l’étranger à l’issue de leurs études». Selon lui, ce phénomène «constitue un risque réel pour la santé publique belge».

Quotas instaurés depuis 2006

Les étudiants français sont particulièrement visés. Depuis des années, ils représentent l’essentiel des étrangers inscrits dans ces écoles, où l’entrée n’est pas soumise à un concours, contrairement à la France. À la rentrée de septembre 2012, les Français représentaient 225 des 250 des nouveaux étudiants de la filière logopédie-orthophonie à l’Institut Marie Haps,à Bruxelles.
«Nous n’avons rien contre les étudiants français, qui sont en général très bien préparés, mais il y a de ce fait très peu de places qui restent pour les Belges», regrette l’un des responsables de l’établissement. En 2012, sur 1 238 étudiants inscrits en première année d’orthophonie en Belgique francophone, 837 étaient des «non résidents». Un chiffre qui connaît une forte hausse par rapport aux années précédentes.
Les quotas pour les études médicales ont commencé à être introduits en 2006. Les autorités avaient alors fait valoir que le coût de ces études, évalué à 6 000 euros par an par élève, était supporté par les contribuables belges. Ils dénonçaient alors le fait que la plupart des étudiants français retournaient dans leur pays une fois leurs études terminées.
Or en 2011, la Cour européenne de justice avaient invalidés des quotas pour certaines filières (sage-femme ou ergothérapie entre autres). Elle estimait que le risque avancé de pénurie de spécialistes n’avait pas été suffisamment justifié par les autorités belges.

lundi 29 avril 2013

Sortie de livre : Le syndrome dys-exécutif chez l'enfant et l'adolescent


Parmi les troubles dys-, ou troubles cognitifs spécifiques développementaux, ceux affectant les fonctions exécutives sont encore trop méconnus.
Touchant des fonctions dites ' transversales ', qui irriguent et gèrent toutes les autres, ils n'ont pas de répercussions circonscrites, ce qui rend leur repérage difficile. Favoriser l'établissement d'un diagnostic précoce et rigoureux et ainsi permettre aux sujets qui en souffrent de bénéficier des stratégies thérapeutiques et pédagogiques susceptibles de les améliorer : tel est le double objectif de ce livre.

Cet ouvrage est composé de deux parties aux approches très différentes mais qui s'imbriquent pour atteindre le même but : aider tous ceux qui seront amenés à côtoyer et à accompagner les jeunes souffrant de troubles dys-exécutifs.
La première partie fait un point synthétique sur les aspects médicaux du syndrome dys-attentionnel (TDA/H) et dys-exécutif


Après une description du développement normal de ces fonctions chez l'enfant, sont abordés leurs aspects pathologiques : symptômes, répercussions dans les apprentissages, puis les stratégies et évaluations qui conduisent au diagnostic. Enfin, sont indiquées les grandes lignes des préconisations thérapeutiques (médicamenteuses et rééducatives).

La seconde partie est consacrée au jeune dys-exécutif à l'école. C'est dans ce cadre en effet qu'il passe une bonne part de sa vie, où s'exprime l'essentiel de ses difficultés et où se décide son avenir, personnel, professionnel et social. 

À travers un grand nombre d'exemples de devoirs choisis dans l'éventail des disciplines scolaires (sciences, littérature, histoire-géographie...) et de tous les niveaux (collège et lycée), les auteurs dessinent une ' méthodologie générale de l'adaptation ' et au delà jettent les bases d'une réflexion sur les principes qui aideront à l'élaboration de stratégies palliatives pertinentes, indispensables pour ces jeunes.

Ce livre s'adresse à tous ceux, professionnels du soin (médecins pratiquant la neuropsychologie infantile, médecins et psychologues scolaires, neuropédiatres, neuropsychologues), professeurs (enseignants, spécialisés ou non, enseignants référents), auxiliaires de vie scolaire (AVS), parents qui cherchent à comprendre les ressorts de ces troubles et à apporter une aide efficace aux jeunes qui en souffrent. Son originalité réside dans le fait d'articuler le médical et le pédagogique.


Auteurs : Alain-Clément Moret, Michèle Mazeau
Editeur : Masson
Parution : mai 2013