samedi 21 décembre 2013

A (ré)écouter : Dans la peau d'un DYS...

Documentaire 

CUEJ / Dans la peau d'un dys par Marie Gesquière


Les troubles dys sont peu connus. On croit savoir ce qu'est la dyslexie, et pourtant bien souvent on ignore tout de ce trouble. Ce n'est pas seulement inverser les syllabes et confondre les lettres entre elles. 

La dyslexie est un trouble neurologique reconnu comme un handicap. C'est aussi le cas de la dyspraxie et de la dysphasie. Ces troubles n'ont rien à voir avec une quelconque déficience mentale. 

Les Dys représentent un réel handicap au quotidien pour les personnes qui en sont atteintes. Se repérer, se concentrer, se déplacer dans l'espace, fixer son regard, automatiser les gestes ... l'ensemble des ces actions nous paraissent évidentes, presque innées, pour eux cela relève du calvaire. 

Gurvan, Gabriel et César sont atteints de troubles dys, tous différents. Comprendre ce qu'ils vivent au quotidien, c'est l'enjeu de ce documentaire, dans la peau d'un dys...

jeudi 19 décembre 2013

Sortie de livre : Frontière grise - Nouveaux savoirs, nouvelles croyances et stupidités sur le cerveau


Finalement, on ne sait pas encore grand chose sur le cerveau. Mais aujourd'hui, les connaissances peuvent progresser grâce aux nouvelles technologies. 
Suffisamment pour s'attendre à ce que les ressources prodigieuses de cette petite masse de matière organique soient l'objet de toutes les convoitises et de bon nombre des tensions de ce siècle qui commence. 
De fait, les recherches actuelles en sciences cognitives et neurosciences dressent de notre esprit un portrait en totale contradiction avec la vision naïve que nous avons de nous-mêmes. 

Pour l'instant confidentielles, les dernières découvertes sur notre mental pourraient radicalement transformer nos habitudes : business, religions, communication, modes de pensée... Pour donner des réponses à ces questions vertigineuses, Rémi Sussan a brassé des dizaines d'études et de théories. Il nous invite à une exploration passionnante du dernier territoire humain inconnu.


Inutile de scruter les étoiles à la recherche de présence extraterrestre : les aliens sont déjà là, et c'est nous...

Auteur : Rémi Sussan
Editeur : François Bourin Editeur
Date de parution : 02/02/13

mercredi 18 décembre 2013

Colloque à venir : Place des fonctions exécutives dans les apprentissages

L’association ACTA 73 (Association de Concertation sur les Troubles des Apprentissages en Savoie) organise un colloque

"S'organiser dans sa tête, dans ses gestes, dans son travail :
place des fonctions exécutives dans les apprentissages"

5 avril 2014 - Chambéry

Ce colloque s’adresse à des professionnels intéressés par la prise en charge des enfants et adolescents porteurs de troubles « dys » : pédiatres, médecins généralistes, pédopsychiatres, neurologues, orthophonistes, orthoptistes, ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues, ainsi qu’aux enseignants du primaire et secondaire, et aux représentants d’associations de parents d’enfants dys.

Le pré-programme prévoit des conférences débat autour des points suivants :

Les fonctions exécutives : définition, approche générale, physiologie des fonctions exécutives
Signes d'appel des dysfonctionnements exécutifs, repérables à la fois en classe et dans la vie quotidienne 
Bilans spécifiques permettant d'objectiver un trouble des fonctions exécutives
Approches de remédiation, d'accompagnement, et aménagements pédagogiques  pour aider les enfants qui rencontrent de telles difficultés.

La volonté première d'ACTA 73 est de favoriser les échanges, les liens entre les différents professionnels qui accompagnent les enfants avec troubles d'apprentissage, ainsi les dimensions médicales, paramédicales, psychologiques et pédagogiques étant présentées et/ou représentées.


Association de Concertation sur les Troubles des Apprentissages
Maison des Associations
67 rue Saint François de Sales
73000 Chambéry

Docteur Arnaud BUFFIN
Président ACTA 73

mardi 17 décembre 2013

News : Dyslexie et connexions cérébrales

Selon une nouvelle étude, la dyslexie serait causée par de mauvaises connexions dans le cerveau, et non par une difficulté à traiter l'information.


Fotolia

Un enfant dyslexique peut avoir de sérieux troubles d'apprentissage. Dans le but de « guérir » ce trouble d'association des lettres et des sons, le psychologue Bart Boers, de l'Université catholique de Louvain, située en Belgique, apporte de nouvelles informations.

La science a toujours revendiqué que la dyslexie est le résultat d'informations mal stockées. Néanmoins, Boers rapporte, selon Top Santé, que ce serait en réalité la connectivité donnant accès à ces informations qui causerait le trouble dyslexique.

En d'autres termes, les connexions analysant la phonétique seraient inaccessibles. Les tests portés dans le cadre de la recherche ont analysé l'imagerie par résonance magnétique du cerveau de 45 étudiants, dont 23 étaient dyslexiques.

Les résultats ont démontré que l'information phonétique était stockée de la même façon, tant par les participants atteints de dyslexie que les autres. Or, lorsqu'il s'agissait d'isoler les phonèmes (unités du son), les caractéristiques désordonnées de la dyslexie se manifestaient par l'incapacité de certaines zones du cerveau à traiter l'information.

Les recherches vont se poursuivre et peut-être prouver que l'on peut rétablir la connectivité des régions défectueuses du cerveau par stimulation électromagnétique.
Le traitement pourrait être prometteur pour aider les enfants qui ont des troubles d'apprentissage reliés à cette affection.

lundi 16 décembre 2013

Rapport de recherche : De la nécessité de l'apprentissage précoce de la langue des signes

De la nécessité de l'apprentissage précoce de la langue des signes. Rapport final de recherche 2013

Cette recherche - action menée par l’EFPP durant 2 ans interroge la prise en charge des tout-petits en milieu ordinaire, dans l’esprit de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, ainsi que laparticipation et la citoyenneté des personnes handicapées, et les incidences sur les pratiques éducatives en milieu ordinaire de l’accueil de jeunes enfants sourds. 
Elle met aussi en avant une nécessaire ouverture de la formation des éducateurs de jeunes enfants aux sourds, et offre quelques outils pour faciliter l’appropriation de la LSF par les jeunes enfants sourds.
Par Nicolas MURCIER/ Naïma BOULET-MARCOU/ EFPP (Ecole de formation psycho-pédagogique). .

vendredi 13 décembre 2013

Sortie de jeu : Splash Attack

Un jeu d’observation et de rapidité ultra coloré et rigolo pour les enfants.

A chaque tour on lance les 2 dès. L'un d'eux indique une couleur et l'autre une forme. Tous les joueurs doivent alors se précipiter pour attraper le poisson correspondant. Le premier joueur à y parvenir le remporte et le place devant lui. 
Mais attention si le poisson désigné par les dés se trouve déjà devant un joueur : il faut attraper le piranha ! 
Si celui qui l'a attrapé en premier est le propriétaire du poisson, il le mange et le retourne côté arête : il le gagne alors définitivement; mais si c'est un autre joueur qui attrape le piranha, le joueur qui possède le poisson doit le remettre en jeu !
Le premier joueur qui a mangé 3 poissons gagne la partie !

Contenu : 10 poissons en bois, 2 dès en bois, 1 sac, règle du jeu.
Auteur : Thierry Chapeau

mercredi 11 décembre 2013

Vidéo : Praxies et patient atteint de la maladie de Huntington


   Merci à Isabelle EYOUM de nous faire partager ce genre de vidéo, très utile, claire et pratique !
Petit rappel sur la chorée de Huntington :


La maladie de Huntington est une affection dégénérative, neurologique et héréditaire. Elle doit son nom à un médecin américain qui l'a décrite en 1872, mais il a fallu attendre 1993 pour en trouver le gène responsable. Se caractérisant par une dégénérescence d'une région cérébrale spécifique, elle touche par la suite le cortex cérébral.

Les principales fonctions altérées sont motrices ( mouvements incontrôlés et perte de l'équilibre) et cognitives ( mémoire, organisation de l'information, raisonnement, communication...) avec parfois des troubles associés (dépression, irritabilité, apathie...).
En France, 6000 personnes seraient atteintes de la maladie de Huntington et 12000 en seraient porteuses. 

Si aucun traitement n'existe pour le moment pour stopper la maladie, il existe des médicaments qui permettent d'en limiter certains effets, associés à une prise en charge (orthophonie, kinésithérapie, ergothérapie...). 


Lien ici : http://www.lesmaladiesneurodegeneratives.com/blog/Extrait-DVD3-Huntington.php

mardi 10 décembre 2013

Sortie de jeu : Coup de théâtre

Un matériel pour la rééducation des troubles de la pragmatique


Objectifs
« Coup de théâtre » est un matériel ludique destiné à la rééducation des troubles de la pragmatique de l’enfant et de l’adolescent. Il s’adresse à des enfants, dès l’âge de 6 ans, dans le cadre de la prise en charge des troubles envahissants du développement, de l’autisme, de la dysphasie, de la déficience auditive, de la déficience intellectuelle ou bien encore des troubles du langage oral. Il est possible de l’utiliser en séance individuelle ou au sein d’un groupe.
Matériel
Ce matériel, axé sur le thème du théâtre, se compose d’un plateau de jeu recto verso, de 405 cartes, 4 pions et 1 dé. 

Basées sur les principaux objectifs de la rééducation de la pragmatique, ces cartes sont réparties en 4 catégories comprenant chacune de 3 à 5 activités :

Les émotions : identifier des émotions à partir de dessins et de photos, trouver le dessin correspondant à la définition de l’émotion, trouver l’émotion correspondant à une situation donnée, jouer un rôle en mettant l’accent sur les émotions

L’expression, l’adaptation à l’autre : faire deviner un dessin aux autres joueurs, décrire les étapes d’une action,  faire un récit, jouer un rôle en mettant l’accent sur les habiletés sociales

La compréhension verbale et non verbale : comprendre des gestes, des expressions figurées, l’absurde, l’ironie et l’implicite

Le jeu, l’imagination : mimer, deviner une situation de faire semblant, se mettre dans la peau d’un personnage
Auteur : Laurène Lacuisse
Editeur : OrthoEdition
Date de parution : novembre 2013

lundi 9 décembre 2013

News : EyeSchool

EyeSchool, c'est quoi ?
C'est le premier dispositif numérique nomade pour l'accès à la lecture, l'écriture et la prise de note des personnes déficientes sensorielles ou des élèves présentant des troubles sévères du langage (Dys).

C'est une solution nomade, non intrusive, facile à ranger et à glisser dans le cartable pour que l'élève puisse la transporter d'une salle à l'autre.
Ordi portable, scanner de très petite taille, caméra et barre de capture numérique fixée au tableau qui capte les mouvements de la main de l'enseignant et les retranscrit sur l'écran. Ainsi, l'élève peut enregistrer la totalité des informations inscrites et se libère donc de la prise de note.
Un ordi, une caméra, un scan
La solution est utilisée avec l'interface « Portanum », le logiciel d'aide à la vision conçu initialement par Thales pour aider à la lecture de documents éloignés (tableau, écran de vidéo-projection...). L'ordinateur est relié à une caméra de bonne qualité, qui filme ce que l'élève n'arrive pas à lire de loin. Le logiciel zoome et applique des traitements d'image pour l'adapter à sa vision. Il peut, par exemple, inverser les couleurs, les changer, améliorer le contraste ou la netteté. Un mini-scanner permet également d'accéder à des documents écrits dont les caractères sont trop petits. L'élève peut également se servir de la synthèse vocale pour lire des documents ou naviguer dans l'ordinateur.
En faveur de l'e-éducation
Pour répondre aux besoins du ministère de l'Education nationale, ce projet a été déployé par Thales et le CENTICH (Centre d'expertise national des technologies pour l'autonomie et la santé) dans le cadre des investissements d'avenir pour le développement des services numériques innovants pour l'e-éducation. Il associe également les compétences et les ressources de la PME Synerlog et de l'INSHEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés).
Disponible dès la rentrée 2014
En phase test, EyeSchool est déployé auprès de 400 élèves dans quatre régions françaises  pour l'année scolaire 2013- 2014. Une expérimentation a également lieu en milieu universitaire. Dès la phase de validation technique et pédagogique achevée, cette solution sera commercialisée sur l'ensemble du territoire national. Dès la rentrée 2014 !

vendredi 6 décembre 2013

Sortie de livre : Les mécaniciens de la lecture


Dans Les Mécaniciens de la lecture, Gisèle Gelbert poursuit son exploration des troubles du langage, notamment de type aphasique.

Pourquoi Sylvette, lors d’une dictée épelée, écrit-elle deux fois la même lettre ? Pourquoi certains disent-ils que devant un texte ils voient un océan de lettres ? Pourquoi Camille dit-elle, lorsqu’elle lit un texte, qu’il y a deux sens, l’un plus profond que le premier sens et qu’elle comprend sans comprendre ? Y a-t-il un rapport entre une parole altérée et une lecture altérée ? Comment améliorer un bégaiement ?

Gisèle Gelbert répond aux questions que les parents se posent au sujet de leurs enfants, quel que soit leur âge, en s’appuyant sur une approche thérapeutique novatrice au plan théorique et rééducative, dont la justesse est confirmée par les résultats obtenus.

Ce livre s’adresse à la fois aux praticiens – orthophonistes, médecins, psychologues – et aux parents. Aux parents qui reconnaîtront les difficultés de leurs enfants, ces gênes invalidantes pour lesquelles un traitement est possible.

Gisèle Gelbert est neurologue aphasiologue, pratiquant elle-même la rééducation des aphasiques – avec une expérience d’orthophoniste.

Elle a mis en évidence chez des enfants non lecteurs et non transcripteurs et même non parleurs, une pathologie spécifique du langage et une thérapeutique adaptée qu’elle a exposées dans les six ouvrages publiés chez Odile Jacob: Lire, c’est vivre ; Lire, c’est aussi écrire ; Le Cerveau des illettrés ; Un alphabet dans la tête ; Lire ou ne pas lire ? Le combat ; Parler, lire, écrire. Autrement dits. 

Auteur : Gisèle Gelbert
Editeur : Odile Jacob
Date de parution : 18/11/13

mercredi 4 décembre 2013

Sortie de jeu : Un projet en tête

Développer les stratégies de mémorisation grâce à la mise en place d'habitudes évocatives construites.


Intérêt
"Un projet en tête" est un matériel inspiré des travaux de A. de la Garanderie sur la gestion mentale, et conçu par une orthophoniste dans le but d'aider les patients de tous âges et de pathologies variées (langage oral, écrit, handicap, neurologie) à développer et renforcer leurs stratégies de mémorisation (images, numéros de téléphones, tables de multiplication, …) de manière fonctionnelle et adaptée à leur environnement. 

Grâce au développement d'habitudes évocatives efficaces (visuelles, auditives, verbales), ce jeu permettra donc au patient de découvrir son fonctionnement propre, de l'enrichir, d'évaluer son efficacité, et de l'appliquer efficacement à des projets quotidiens de mémorisation (poésies, tables de multiplication, leçons de géographie, noms propres, recettes, …) afin de fixer ses apprentissages dans la durée.

Principe du jeu
1. Choisir un niveau de difficulté. Le 1er joueur lance les deux dés, pour définir le nombre de cartes à mémoriser (dé numéroté de 1 à 6) et la modalité de présentation (dé oeil/oreille : oeil : il voit les cartes ; oreille : l'autre joueur lui raconte ou lui lit). Ex : oreille/5

2. L'adversaire/le thérapeute lui lit (ex : POMME) et le 1er joueur verbalise ses évocations lors de la mise en mémoire. Le thérapeute peut l'aider en le questionnant afin de faire émerger des évocations durables. Le thérapeute prend rapidement en note les informations grâce à la grille. Les cartes sont retournées au fur et à mesure, puis cachées. Il fait de même pour les autres cartes de la série.

3. Si le joueur restitue la série complète des cinq cartes, il obtient un livre pour sa librairie, qu'il place sur son étagère. En fin de partie, il restitue un maximum de ses cartes (non visibles) et gagne un livre supplémentaire par carte mémorisée (1 carte/1 livre). Le joueur qui a le plus de livres sur son étagère remporte la partie.

Matériel
Le jeu est composé de
- 4 paquets de 55 cartes soit 220 cartes au total (4 niveaux de difficulté, 11 familles de 5 cartes)
- 2 dés (un dé numéroté de 1 à 6, un dé oeil/oreille)
- 2 planches-bibliothèque
- 30 cartes-livres (planche de récompenses à découper)
- 5 grilles de notation permettant de recueillir de manière simple et rapide les informations obtenues et de définir un "profil d'apprentissage" du patient téléchargeables sur le site http://www.orthoedition.com/
- 1 règle de jeu

Auteurs : Héloïse Maugy et Cyanne (illustrations)
Editeur : OrthoEdition
Date de parution : octobre 2013

mardi 3 décembre 2013

Connaissez-vous les Oralbums ?

Les Oralbums sont des supports innovants pour aider l'enfant, dès 3 ans, à développer et à construire son langage oral.



Expérimentés depuis de nombreuses années, les Oralbums présentent des textes de l'oral, comme ceux que les conteurs disent, afin que l'enfant s'approprie plus aisément les compétences de production orale.

Trois versions du récit sont proposées, adaptées à chaque niveau :

  • une pour les petits (3 ans),
  • une pour les moyens (4 ans),
  • une autre pour les grands (5 ans).

La collection est conçue pour favoriser progressivement la construction de la syntaxe et l'enrichissement du vocabulaire : à ce titre, une liste des objectifs syntaxiques et le lexique rencontré figurent à la fin de chaque ouvrage.

La mise en œuvre préconise une découverte collective puis individuelle de l'album, grâce notamment au CD audio qui permet à chacun de réécouter et de s'approprier l'histoire. Elle favorise les tentatives de restitutions du récit, avec le groupe classe puis individuellement.

À terme, chaque enfant est invité à présenter seul l'album, ce qui constitue un entraînement efficace au récit oral en autonomie.


lundi 2 décembre 2013

A lire : une étude sur l'orthographe inventée


Cette étude, financée par financé par une contribution du Conseil canadien sur l’apprentissage, est due à Gene P. Ouellette et Monique Sénéchal, tous deux du Canada et date de 2010. Elle s'intitule "L'orthographe inventée : une stratégie d'intervention pour la maternelle". 

Je vous livre les premiers mots :

..."L’orthographe inventée se rapporte à la façon dont les enfants bâtissent leur propre orthographe lorsqu’ils écrivent des mots. Une ancienne pratique éducative a d’abord encouragé de telles explorations avant de les déconseiller totalement. Cette dernière approche s’appuie souvent sur la crainte que les enfants puissent s’enseigner involontairement une orthographe incorrecte. Il existe pourtant des raisons théoriques de penser que l’orthographe inventée constitue une étape essentielle du cheminement vers la littératie..."

Allez lire la suite sur http://www.ccl-cca.ca/pdfs/FundedResearch/Ouellette-InventedSpelling-ExSum-FR.pdf

vendredi 29 novembre 2013

Sortie de livre : Mon coeur l'oiseau et autres histoires à partager


Cet outil est un livre totalement innovant, au titre a priori énigmatique : « Mon cœur, l’oiseau, et autres histoires à partager ». 
Pour Nathalie David, la boussole, c’est l’émotion : «...On peut dialoguer de manière émotionnelle, en partageant de la poésie avec ces gens qui sont dans l’angoisse et la violence intérieure. Ce livre est un outil qui n’est pas médical et qui permet de communiquer pour adoucir ces moments-là. »
C’est ainsi qu’en une centaine de pages, « Mon cœur, l’oiseau, et autres histoires » est construit en trois parties. Chacune d’entre elles fait la part belle aux douces aquarelles de Sylvie Aguettant, et est accompagnée d’une légende de quelques mots.
Le premier chapitre déroule l’allégorie de l’oiseau qui s’envole, qui renvoie précisément à ces émotions qu’Alzheimer emprisonne chez les malades.
Vient ensuite une partie plus particulièrement destinée aux femmes, intitulée « J’aime », où sont représentés des épisodes de leur vie : faire des bouquets de fleurs ou des gâteaux, coiffer ses cheveux, regarder les nuages…
Enfin, le troisième chapitre est plutôt masculin et évoque les premières fois : mon premier grand ami, mon premier ballon et même mon premier amour…
L’éditrice de ce livre destiné aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer explique que les dessins ont été conçus et choisis « pour être très doux et très tendres. » Et Nathalie David d’ajouter qu’ils sont « sans aucun rapport avec l’actualité et rappellent des sensations douces » qui permettent une forme de reconnexion.
Après avoir proposé au malade de regarder ce livre ensemble, l’accompagnant lui permet donc de s’intéresser à quelque chose à un moment donné et de le partager. Surtout de le partager.
Et puis, confie Nathalie David, la magie opère : « Tout d’un coup, les gens s’apaisent, on peut discuter et passer un moment sans cet affreux silence où l’un et l’autre ne peuvent plus communiquer. On parle aussi d’autre chose que de la maladie. »
Violaine de Saint-Hilaire, la psychomotricienne qui a mis en œuvre auprès des patients la phase de test de ce livre, évoque pour sa part « l’importance du lien émotionnel pour maintenir la pulsion de vie. » Et souligne à quel point cet ouvrage est un « support formidable ».
Dans sa préface, le Dr Olivier de Ladoucette, indique qu’il est « possible de mobiliser, jusqu’à un stade avancé de la maladie, les émotions liées à certains événements remontant parfois à l’enfance ».
Car cette pathologie « altère précocement le cerveau qui pense, et préserve longtemps le cerveau qui ressent ». Et c’est sur ce cerveau-là que l’ouvrage de Sylvie Aguettant entend agir.
Une partie des bénéfices ira à la fondation Alzheimer« Mon cœur, l’oiseau, et autres histoires à partager » a été tiré à 2000 exemplaires, pour un prix de vente de 20 euros. Il faut savoir qu’une partie des bénéfices sera reversée à la Fondation pour la recherche sur Alzheimer.

Auteur : Sylvie Aguettant
Editeur : Du Toulourenc, coll. Esprits Des Lieux
Parution : novembre 2013

mercredi 27 novembre 2013

Prix Handi-Livres 2013 : Non merci !

8ème prix Handi-Livres 20013


Un jour, Théo arrête de dire « s'il te plaît » et « merci ». Il en a assez ! Assez d'être dépendant 

des autres. Désormais, il ne devra compter que sur lui-même pour s'habiller, se laver, 

préparer ses affaires...Ce qui n'est pas facile quand on vit dans un centre spécialisé, cloué 

depuis dix ans sur un fauteuil roulant ! Mais Théo est décidé, et tant pis s'il se met tout le 

monde à dos !

Auteur : Claudine LeGouic-Prieto

Editeur : Bayard Jeunesse

Parution : 2005

mardi 26 novembre 2013

News : Beethoven avait du plomb dans la tête !

La surdité de Ludwig van Beethoven a déjà fait l’objet de nombreuses études et supputations – mais la publication toute récente de Michael Stevens et coll.  expose une hypothèse nouvelle enrobant toutes les pathologies dont avait pu souffrir le musicien.
cornets acoustiques ayant appartenu à Beethoven

Beethoven commença à perdre l’audition dès l’âge de 30 ans.
Cette surdité évolua sur une très longue période, surtout après  1801. Elle s’accompagnait d’acouphènes pénibles. Elle l’amena à se tenir en marge de la société, accentuant un sentiment profond de tristesse qu’il exposa dans le « testament d’Heiligenstadt ».
Il se referma sur son art et devint totalement sourd vers 45 ans.
Toute sa vie d’adulte il souffrit aussi de maux de ventre, de céphalées rebelles et vraisemblablement de dépression.
La première hypothèse diagnostique soulevée par les historiens de la médecine fut celle d’une otosclérose, mais les descriptions anatomiques post mortem ne mentionnent pas ce genre d’atteinte, pourtant visible à l’œil nu et il n’y a pas d’antécédents familiaux. La suspicion d’une maladie auto-immune « ne colle » pas non plus avec cette évolution à si long terme.
On n’a pas retrouvé non plus de mercure dans les os et les phanères. En revanche les cochlées étaient abimées et les nerfs auditifs atrophiés.

Des dosages récents sur les os et les cheveux ont montré de fortes teneurs en plomb, surtout au plus proche des canaux médullaires. Cette découverte corroborerait l’hypothèse d’une exposition longue à des doses faibles de plomb qui serait aussi cohérente avec les autres symptômes (coliques de plomb, céphalées, dépression).
Cette hypothèse de saturnisme serait d’ailleurs plus pertinente que celle d’une maladie auto-immune et qui n’aurait pas inclus les atteintes hépatiques découvertes à l’autopsie ;la cause attestée de sa mort aurait été une cirrhose hépatique atrophique.
Quant à l’origine de cette intoxication l’auteur avance celle, historiquement la plus probable, d’une intoxication par le plomb alors ajouté au vin. Beethoven, sans être un alcoolique invétéré,  était un grand buveur de vin de Hongrie « modifié » avec des sels de plomb à l’époque. Une seule cause à des maux multiples conclut l’auteur.

Source : Dr Dr Marie-Claude Monfrais-Pfauwadel

lundi 25 novembre 2013

Sortie de livre : Mémoriser l'orthographe des mots courants

Une nouvelle édition d'un ouvrage qui peut renforcer 
l'orthographe aussi bien chez les enfants que chez les 
adolescents et adultes.




Écrire correctement les mots d'usage relève essentiellement
d'une bonne mémoire visuelle, mais aussi de la connaissance
d'un certain nombre de règles (comportant des exceptions) qui
en facilitent l'apprentissage.

Le classement et la présentation adoptés dans cet ouvrage ont
été étudiés pour que l'observation attentive des mots entraine
soit la mémorisation soit la découverte d'une règle applicable
dans la plupart des cas. 
À la base du classement, l'alphabet
phonétique, avec ses différentes écritures et ses différentes
positions dans le mot : « commençant par », « finissant par »,
« au milieu ».

Chaque fiche-leçon s'ouvre sur des consignes qui orientent
le lecteur vers ce qu'il doit découvrir. Des exercices variés
et ludiques sont conçus pour la bonne intégration et la
vérification des connaissances. Ils mettent en jeu, outre la
réflexion et le sens logique, toutes les formes de mémoire :
visuelle, auditive et motrice.

Auteurs : Jean Fenech, Yves Martinez
Editeur : Nathan, coll.Pédagogie Pratique, nouvelle édition
Date de parution : 2013

vendredi 22 novembre 2013

Sortie de livre : Famille, culture et handicap


Résumé de l'ouvrage :

Le handicap est interrogé par la culture, tout comme il interroge la culture de manière spécifique. Comment la culture influence-t-elle les pratiques de soin, d'accompagnement et de traitement des situations de handicap, pour le sujet et le groupe familial ? Le traumatisme que génère le handicap affecte les liens aux autres, et plus particulièrement les liens entre enfants de la famille et entre les enfants et chacun des parents. 

Dans ces situations, la culture offre au sujet une manière de penser, de rêver, de fantasmer à propos des multiples expressions de la vulnérabilité humaine que représente le handicap. Elle propose ou impose un cadre pour affronter la réalité des pathologies et ses conséquences. 

Elle peut favoriser l'inclusion comme l'exclusion de la famille et du groupe social, favoriser ou entraver le travail de pensée de chacun des membres de la famille individuellement et collectivement. 

Ce livre propose des clefs pour comprendre les processus qui donnent à la culture tantôt des fonctions protectrices, tantôt aliénantes et traumatiques face au handicap d'un membre de la famille.

Auteurs : sous la direction de Régine Scelles, avec 
Editeur : Erès
Date de parution : novembre 2013

mercredi 20 novembre 2013

News : iPod, attention danger !

Si la surdité arrive avec la vieillesse, les iPod et autres lecteurs MP3 peuvent hypothéquer l’ouïe des adolescents et des jeunes adultes par leur puissance sonore. Médecin spécialiste en oto-rhino-laryngologie au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Yamaska, Dr Yanick Larivée sonne l’alarme.
bumasscommsummer.blogspot.com



Si une conversation représente environ 55 décibels (dB), une tondeuse atteint les 90 décibels et un avion au décollage équivaut à 150 dB, les lecteurs numériques peuvent aisément atteindre les 125 dB, dépassant largement le seuil critique de 80 dB. «Ça peut être vachement dangereux», lance Dr Larivée.
Si autrefois les jeunes se baladaient avec lecteurs de cassettes et de disques portatifs, les dommages à l’oreille n’étaient pas si majeurs qu’aujourd’hui. «À l’époque, la technologie était moins puissante et le son était moins dirigé dans l’oreille. Les écouteurs étaient davantage sous forme de coquilles. Les petits écouteurs qui vont dans l’oreille peuvent tripler l’intensité. Ce qui est à l’intérieur de l’oreille, c’est plus dangereux», soutient le médecin spécialiste.
Ce dernier a présenté un cas type : un adolescent de 14 ans, qui écoute son iPod quatre heures par jour, a une surdité qui progresse très rapidement. «Ce qu’on va lui suggérer, c’est de retirer son iPod. Si le son endommage son oreille interne, ça ne se répare pas.»
Généralement, le niveau d’acuité auditive régresse avec l’âge. «Quand un enfant arrive avec des oreilles de 70 ans, c’est là le problème», enchaîne M. Larivée.
Comment savoir si son enfant souffre de surdité? «Quand le bruit de fond devient un problème, quand il parle de marmonnements, un humain ne marmonne pas! Et quand il a des acouphènes, c’est un signe précurseur de surdité. Pour nous, la surdité, c’est quand une personne qui entend 50% moins bien qu’avant.»
Des conseils
Si l’on est capable d’entendre ce qui se dégage des écouteurs d’une autre personne, c’est trop fort. «On ne doit pas entendre le iPod de l’autre», rappelle Dr Larivée. Si en France, une loi est en vigueur pour limiter le volume des iPod, les jeunes l’outrepassent en téléchargeant la version américaine d’iTunes. «Ce qu’on propose, c’est la règle du 60/60. Limiter le volume du iPod à 60% et l’écouter un maximum de 60 minutes par jour. Moi, je propose 30 minutes par jour.»
Les dommages permanents à l’oreille surviennent lors d’une exposition de 95 décibels, 45 minutes par jour. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 360 millions de personnes souffrent de surdité incapacitante dans le monde. «Ça représente 5,3% de la population générale. C’est énorme, d’autant plus que 50% des cas sont évitables», conclut Dr Yanick Larivée.

mardi 19 novembre 2013

Sortie de livre : Troubles spécifiques du langage

Troubles spécifiques du langage

Pathologies ou variations ?




Considérer les troubles sévères du langage sous l'angle de la variation linguistique et non comme une pathologie du langage autorise une approche thérapeutique fonctionnelle plus dynamique et adaptée.

Auteur : Alain Devevey
Editeur : De Boeck, coll. Troubles du développement psychologique et des apprentissages
Date de parution : novembre 2013

lundi 18 novembre 2013

Journée de la trisomie 21

21 comme trisomie 21.

C'est à juste titre que la Journée mondiale de la trisomie 21 se déroule chaque année le 21 mars. Mais une version nationale propose, depuis onze ans, une rencontre placée sous le signe du sourire entre les personnes porteuses de trisomie 21 et nos concitoyens. Cette 11ème « Journée nationale » aura lieu dans toute la France le dimanche 17 novembre 2013. Des milliers de petits déjeuners seront alors livrés à domicile par des personnes porteuses de trisomie 21. Un florilège de moments conviviaux et festifs (randonnées, balades à poney, goûters, conférences, pièces de théâtre, défilés de mode...) sera également proposé par les associations départementales Trisomie 21. 60 villes sont mobilisées.
1 naissance par jour en France
La rencontre avec l'autre est le fil rouge de toutes ces manifestations. Rendre visible la trisomie 21 et les personnes qui en sont porteuses, combattre les idées reçues, provoquer le regard, tels sont les objectifs de cette mobilisation nationale. La trisomie 21 est la première cause de handicap mental en France. 60 000 personnes sont actuellement concernées, et un cas est en moyenne décelé toutes les 1 500 naissances. Il naît plus d'un bébé porteur de trisomie 21 par jour dans notre pays.
Vivre autonome : la priorité !
Par ailleurs, leur espérance de vie s'est rallongée de manière significative. Aujourd'hui, plus de la moitié dépasse l'âge de 55 ans, ce qui pose de nouvelles problématiques de prise en charge. On souligne un réel progrès dans l'accompagnement, la scolarisation, l'hébergement, l'insertion dans le domaine du travail. Cependant, la trisomie demeure un handicap stigmatisant, d'autant plus que la médiatisation du test prénatal laisse supposer que la naissance relève du choix des parents. Ainsi, au lieu de s'orienter vers une réflexion autour de la citoyenneté et de l'autonomie des personnes porteuses de trisomie 21, le débat se cristallise essentiellement autour de la question du dépistage. Depuis plus de trois ans, l'association Trisomie 21 France s'est donc fixé un nouvel axe d'étude sur le principe de l'autodétermination, qui permet à toute personne de prendre en main son destin et lui donne le droit fondamental à disposer d'elle-même.
Slogan 2013 : « Parlons-nous ! »
En 2013, cette journée nationale a pour slogan : « Parlons-nous ! ». Les personnes porteuses de trisomie 21 prennent la parole, souvent avec bonne humeur. Longtemps ignorée, marginalisée, voire dénaturée, cette parole peut aujourd'hui s'exprimer, parce que le principe d'autodétermination est dans toutes les bouches, parce les personnes trisomiques ont travaillé leur élocution et surtout parce qu'elles en ont envie. Elles « entendent » bien le faire savoir le 17 novembre 2013 !