mardi 15 janvier 2013

Sortie de livre : Les troubles spécifiques des apprentissages



Les troubles spécifiques des apprentissages



À l'école et au collège
Dyslexie, dysphasie, dysorthographie, dysgraphie ou dyscalculie, que faire ?
Les neurosciences progressent et permettent de mieux comprendre la nature et les dysfonctionnements des fonctions cognitives.
Mais une fois le diagnostic posé, les enseignants restent perplexes.
Comment faire progresser les élèves malgré tout ? Que peut-on exiger ? Doit-on enseigner autrement ? Les outils informatiques (traitement de textes, logiciel de dictée vocale...) apportent-ils une réelle compensation ? Comment aménager les évaluations ? Comment noter ? Comment préserver l'égalité des chances ?

Ce livre rassemble des pratiques d'enseignants qui ont travaillé depuis de nombreuses années auprès d'enfants présentant des Troubles spécifiques des apprentissages, de tous âges et scolarisés dans différents types de structures. Il propose des outils et des pistes pour soutenir la scolarité d'élèves dont les troubles sont invisibles mais très invalidants à l'école. Leurs expériences doivent pouvoir éclairer collègues, accompagnants et parents.
Parce que ces troubles interrogent avant tout l'école, ils interpellent fortement tous les pédagogues qui ne cessent de réfléchir à ce que veut dire apprendre et qui souhaitent que les élèves développent les connaissances et les compétences qui leur permettront de trouver leur place dans la société.

Auteurs : Poulet Isabelle (Sous la direction de) / Préface de Jean-Pierre Baratault
Date de parution : 10 janvier 2013

lundi 14 janvier 2013

News : Les élèves qui lisent sont-ils meilleurs en classe que ceux qui jouent aux jeux vidéos ?


Les élèves qui lisent sont-ils meilleurs en classe que ceux qui jouent aux jeux vidéos ?

Les résultats d’une enquête menée auprès de 30 000 élèves de 6e, pour mieux savoir de quoi on parle dans un domaine où on se fie trop souvent à des impressions subjectives. Ce qui n’est pas sans bousculer les idées reçues.

Le XXIe siècle a connu une véritable explosion des technologies de l’informatique et des communications. Dans ce nouveau monde, les élèves ont changé, le Canadien Marc Prensky parle des « digital natives  » pour les désigner, puisque ces enfants sont nés dans le langage digital de l’ordinateur, des jeux vidéos et de l’internet. 
Si certains parents ou éducateurs craignent une baisse du niveau intellectuel ou scolaire de leurs enfants ou élèves, certains chercheurs se sont posé la question des répercussions positives dans le développement cognitif. 
Dans une perspective cognitive, la pratique régulière des jeux vidéos pourrait permettre une amélioration de l’attention et de la concentration, de la perception visuelle, de la mémoire visuelle, des processus simultanés, des capacités métacognitives (planification, mise en place de stratégies) et de la vitesse de traitement de l’information. Certains ont même attribué l’augmentation des scores de tests d’intelligence chez les jeunes générations à ces nouvelles technologies. 
Toutefois, les résultats sont hétérogènes. Il semble que les jeux vidéos aient une action lorsqu’ils sont très spécifiques, par exemple sur l’attention ou les stratégies oculaires ou sur le traitement général de l’information et la mémoire de travail. Mais la plupart des jeux ludiques ou d’entrainement cérébral sont trop généraux pour améliorer la performance pour des tests cognitifs ou des épreuves scolaires......
Je vous invite à lire la suite sur http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article8225

Article paru dans le n° 502 des Cahiers pédagogiques, « Par ici les sorties », janvier 2013

Auteurs : Alain Lieury, Sonia Lorant

vendredi 11 janvier 2013

News : Aphasie, quand le changement est d'ordre pathologique


Aphasie : quand le changement est d'ordre pathologique




Michel Poncet, neuropsychiatre, explique le phénomène de l’aphasie et de ses dérivées. Dans cette curieuse pathologie, on peut subitement changer de langue, d’accent ou encore de personnalité.
L’aphasie est une pathologie qui peut revêtir plusieurs formes différentes. On peut par exemple, suite à un accident vasculaire cérébral (AVC), voir un Britannique se mettant subitement à parler le Gallois tel que cela a récemment été le cas. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un cas isolé, cette aphasie est assez rare. En étudiant de plus près le phénomène, Michel Poncet, neuropsychiatre, a pu expliquer à Corentin Chauvel du journal 20 Minutes comment on peut se mettre subitement à parler une autre langue que la nôtre.
Dans cette interview, il explique que l’aphasie est une pathologie fréquente après un AVC. Dans ce cas, les patients éprouvent des difficultés à parler correctement leur langue. Ils parlent avec une nouvelle langue qu’ils n’avaient plus pour habitude d’utiliser. La chose est rendue possible du fait que les centres cérébraux qui gèrent les langues ne sont pas tous rassemblés. "Parfois, [les langues] ne se trouvent même pas dans le même hémisphère. À chaque apprentissage d’une langue, c’est un nouveau système du cerveau qui est impliqué", explique M. Poncet.
Finalement, suite à un AVC, la langue qui est utilisée est celle contenue dans une partie du cerveau qui n’a pas été fortement affectée par l’attaque. Le neuropsychiatre relate l’exemple "d’un patient d’origine corse qui s’est mis à parler corse, pas parfaitement car il ne le pratiquait plus depuis l’enfance, mais il ne parlait plus français, il n’avait plus les mots".
Il serait en revanche impossible de parler une langue inconnue jusqu’alors. Néanmoins, il est possible d’avoir un accent étranger après un accident. Cette aphasie entraîne dans un premier temps une suppression de la parole. Par la suite, en récupérant un peu, on parle avec un accent qui peut ressembler à l’accent anglais ou allemand. M. Poncet explique que cela est dû à un problème de motricité de la parole (aphasie motrice).
Les derniers cas assez spectaculaires, mais qui sortent du champ de l’aphasie proprement dite, concernent les personnes qui changent brutalement de personnalité. Le neuropsychiatre explique qu’il s’agit cette fois de lésions du cortex frontal ou fronto-temporal soit suite à un traumatisme soit au cours de maladies neurodégénérative (Alzheimer ou Parkinson notamment).
Dans ce dernier cas, ce n’est pas le langage à proprement parler qui est affecté "mais la relation au monde. Par exemple, un catholique pratiquant va devenir un athée militant, un homme rustique va soudain se passionner pour l’art", indique M. Poncet qui précise que cela peut aller jusqu’à changer d’alimentation ou d’orientation sexuelle par exemple.
Il est possible de soigner les aphasies consécutives à un AVC avec une rééducation. Le patient récupère alors progressivement son langage, en quelques mois, mais certains patients restent aphasiques toute leur vie.

jeudi 10 janvier 2013

A voir : Un ppt sur la dysphonie

tpe-voix-et-animaux.e-monsite.com

Un ppt de 13 pages pour une piqûre de rappel sur la dysphonie, fait par F.Gharbi (Clinique Marzet, 2009) et disponible sur le lien suivant (bizarrement il manque quelques lettres...) :


mercredi 9 janvier 2013

Sortie de magazine : Cerveau & Psycho n° 55



L'épilepsie


Elle éclaire les mécanismes de la conscience
L'épilepsie est une maladie neurologique répandue et souvent handicapante, le sujet concerné vivant dans la hantise de la survenue d'une crise. La maladie est complexe, mais ses bases neurobiologiques commencent à être élucidées. L'étude des absences, où le sujet est inconscient, devrait permettre de préciser les mécanismes neurobiologiques de la conscience.

Cerveau & Psycho n°55, janvier-février 2013
http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/c/cerveau-psycho-ce-mois-ci.php

mardi 8 janvier 2013

News : Alzheimer et mémoire sémantique


ALZHEIMER: Les troubles sémantiques prédictifs de la maladie

Cette étude du North Shore-Long Island Jewish (LIJ) Medical Center (New York) montre que de légers troubles cognitifs peuvent être repérables chez les personnes qui finiront par développer la maladie d'Alzheimer. Mais pas n’importe quel trouble de la mémoire. Les auteurs définissent, ici, dans l’édition de décembre de l'American Journal of Psychiatry, des troubles typiques, du traitement et de la mémoire de l'information sémantique.
Jusqu’à maintenant, les études portant sur les troubles cognitifs légers (MCI : Mild Cognitive Impairments) précédant la maladie d'Alzheimer se sont cantonnées aux troubles de la mémoire de court terme. Cette étude suggère que les personnes en « passe » de développer la maladie d'Alzheimer vont connaître de manière très précoce des problèmes tôt dans le traitement de l'information sémantique ou liée à la mémoire sémantique, c’est-à-dire la « base » dans laquelle l'individu stocke ses connaissances générales. Par opposition à la mémoire épisodique qui stocke le souvenir des événements vécus avec leur contexte. Ces premiers troubles « sémantiques » légers pourraient déjà avoir des implications importantes dans la vie quotidienne, bien avant le diagnostic de la maladie.
Le Pr Terry Goldberg, professeur de psychiatrie et de sciences comportementales à la Hofstra North Shore-LIJ School of Medicine explique que si les cliniciens ont observé ces autres types de problèmes cognitifs chez les patients, aucune étude ne les avait évalués de manière systématique. Il donne un exemple, une sorte de perplexité face la plus simple des tâches. Les gens atteints de ces troubles légers annonciateurs auraient des difficultés à accéder à certains types de connaissances et présentent des déficiences sémantiques spécifiques qui n’avaient pas été identifiées auparavant.
Pour tester le système de traitement sémantique, le Dr Goldberg et ses collègues avaient besoin d'une tâche de test qui ne comporte pas de réponse verbale. Cela n’aurait fait que compliquer l’analyse et l'interprétation des résultats.
Les chercheurs ont donc décidé de tester la capacité d'une personne à utiliser l'information sémantique pour porter des jugements contradictoires entre deux ensembles de faits. «Si vous demandez à quelqu'un ce qui est plus gros, une clé ou une fourmi, ils sera plus lent à répondre que si vous lui demandez ce qui est plus gros, une clé ou une maison», explique le Dr Goldberg. Plus la différence de taille est importante entre 2 objets, plus une personne est capable faire rapidement la différence.
L’étude a porté sur 25 patients souffrant de troubles cognitifs légers, 27 patients atteints de la maladie d'Alzheimer et 70 personnes sans trouble cognitifs.
Les auteurs constatent de grandes différences entre les sujets sains et les patients atteints de MCI et d’Alzheimer. En synthèse, « le traitement sémantique a été corrompu », explique le Dr Goldberg. Car concrètement les patients atteints de troubles cognitifs légers et a fortiori d’Alzheimer mettent plus de temps à identifier des différences de petite taille. Le même test, avec des images, montre que le problème persiste quand la fourmi est représentée de la même taille que la maison. Enfin, les patients atteints de troubles légers viennent se situer, dans les scores, à mi-chemin entre les patients sains et atteints d’Alzheimer.

La mémoire sémantique en cause: Ce système sémantique endommagé aurait de plus, des effets néfastes sur les fonctions de tous les jours. Le traitement sémantique situé dans le lobe temporal gauche est organisé en réseaux qui reflètent les différents types de parenté ou d'association entre les informations, acquises souvent après de nombreuses répétitions et apprentissages. Il serait possible, selon les chercheurs de renforcer ces liens sémantiques de traitement par des formations. C’est bien la mémoire sémantique et non épisodique qui ralentit le patient et ce sont les problèmes sémantiques qui s'aggravent au fur et à mesure que la maladie progresse. Un expert qui commente, dans la même revue, cette étude parle même d’une dégradation de l'intégrité des connaissances sémantiques.
Source: American Journal of Psychiatry Dec 2012doi: 10.1176/appi.ajp.2012.12030383 

lundi 7 janvier 2013

Sortie de livre : Manuel de neuropsychologie (4ème édition)


 Manuel de neuropsychologie        

Des développements notables de la part des auteurs ont été apportés dans cette 4ème édition sur les thémes :  l'évaluation des états démentiels, la neuropsychologie de l'enfant et les rééducations neuropsychologiques.


Entièrement refondue par ses auteurs, cette troisième édition propose une synthèse des théories, méthodes et champs d'application de la neuropsychologie.
Après un panorama historique de l'évolution de cette discipline, de la naissance de la neuropsychologie scientifique à la fin de XIXème siècle, avec les travaux de P.Broca sur l'aphasie, au développement de la neuropsychologie cognitive et de la neuropsychologie fonctionnelle, l'ouvrage décrit et commente les différentes méthodes utilisées telles que les évaluations psychométriques et l'utilisation de l'imagerie fonctionnelle.
Enfin, ce manuel présente les principales pathologies (aphasie, apraxie, agnosie, syndromes amnésiques, démences) ainsi que les formes actuelles des rééducations neuropsychologiques. Il montre, à cette occasion, les multiples échanges de la neuropsychologie avec d'autres disciplines comme la neurologie clinique, les neurosciences, la psychologie cognitive, la linguistique, l'intelligence artificielle.

Il s'adresse en premier lieu aux étudiants de psychologie et aux professionnels confrontés à l'examen et à la prise en charge de patients atteints de troubles neuropsychologiques.


Sommaire

Introduction.
Histoire et domaines de la psychologie.
Les méthodes de la neuropsychologie.
La pathologie neuropsychologique.
Rééducations et prises en charge neuropsychologiques.
Bibliographie.


Biographie des auteurs

Francis Eustache - Professeur de psychologie à l'université de Caen
Sylvane Faure - Professeur de psychologie à l'université de Nice-Sophia-Antipolis
Béatrice Desgranges - Directrice de recherche INSERM à l'Université de Caen


Edition : Dunod, Coll.Psycho Sup; 4ème édition; janvier 2013