jeudi 29 mars 2012

Sortie de magazine : Cahiers Pédagogiques

Cahiers Pédagogiques "Décrocheurs Décrochés" 


"Qu’est-ce qui se joue et se noue pour l’enfant, qui peut aboutir à un refus de l’école et de ses apprentissages ?
Comment repérer les premiers signes de la désaffection scolaire ?
Que peut la pédagogie pour l’éviter ?
Quelles actions, quelles initiatives, quels bricolages à l’échelle des établissements et des équipes pour anticiper et gérer les processus de décrochage ?"

Vous pouvez trouver quelques articles en ligne ainsi que le sommaire sur http://www.cahiers-pedagogiques.com/No496-Decrocheurs-decroches,7847.html

Magazine : Coordonné par Sandrine Benasé-Rebeyrol et Julien Servois
Numéro : 496

mercredi 28 mars 2012

News : Neuro-imagerie, attention aux dérives, met en garde le Comité consultatif national d’éthique !


Voici un article qui a le mérite d'être clair concernant d'éventuelles dérives liées aux nouvelles technologies et à l'utilisation que certains peuvent en faire, ainsi qu'à quelques idées préconçues. Il est écrit par Estelle Nouel (photo DR) :

 

"Les méthodes d’exploration du cerveau ont connu des progrès considérables ces dernières années grâce à l’IMR (Imagerie par résonnance magnétique).

Dans son avis n°116 intitulé "Enjeux éthiques de la neuro-imagerie fonctionnelle" rendu public aujourd'hui, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) prend position sur cette technologie aux applications sans cesse renouvelées.

 

Il rappelle que la neuro-imagerie a radicalement modifié le diagnostic neurologique et apporte des informations précieuses sur le pronostic et sur l’efficacité des traitements appliqués. Aujourd’hui, elle permet, par exemple, de mener des études sur la réorganisation du cerveau après un traumatisme crânien mais aussi de rééduquer certains déficits neurologiques (paralysies, atteintes visuelles…).

Ainsi, en matière de handicap, le champ de la recherche s’annonce immense. « L’IRM représente un formidable atout en matière de diagnostic mais aussi de récupération, explique Yves Agid, neurologue, directeur de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière et l’un des deux rapporteurs de l’avis du CCNE. En effet, le cerveau est extrêmement plastique et compense les déficits de certaines cellules nerveuses. L’idée est donc de favoriser ces phénomènes de compensation avec des médicaments qui agiront sur la repousse neuronale ou même en réimplantant des cellules nerveuses. » Mais le chercheur met en garde : « Il ne faut pas aller trop vite. Le cerveau est très complexe. On ne peut pas jouer les apprentis sorciers ! »

L’IRM fonctionnelle permet-elle de lire dans les pensées ? Non dit le CCNE

Il faut également veiller aux dérives de l’IRM hors du champ médical, a tenu à rappeler le CCNE dans son avis. Car si elle a révolutionné l’étude de la structure et de la composition physico-chimique du cerveau, elle ne peut en aucun cas donner des informations sur la psychologie d’une personne, les mécanismes cérébraux qui sous-tendent la prise de décision ou encore l’identification d’attitudes complexes telles que le mensonge. « Ce n’est pas parce qu’un comportement se traduit par une image que l’image traduit un comportement. Le risque scientifique est donc d’accorder une "vérité scientifique" à l’imagerie médicale alors que celle-ci permet seulement de visualiser des marqueurs physiologiques de l’activité cérébrale. »
En effet, en France, la loi de bioéthique du 7 juillet 2011 a élargi le domaine d’usage de l’imagerie médicale à l’expertise judiciaire, comme c’est déjà le cas dans des pays comme les Etats-Unis ou l’Inde. Faire entrer l’IRM dans les tribunaux comprend de nombreux risques, juge le CCNE. « On ne peut en faire un détecteur de mensonges. » Le Comité recommande donc d’encadrer cette pratique en la réduisant aux préjudices avérés pour permettre une meilleure indemnisation des victimes."

Article d'autant plus important qu'il pourrait sans peine s'appliquer aux champs de la dyslexie...

Date de parution : 22 mars 2012

 

mardi 27 mars 2012

La semaine du cerveau ici au Maroc

Comme tous les ans depuis quelques années, ici, au Maroc, a eu lieu la Semaine du Cerveau.


Au programme sur Rabat, des ateliers portant sur la découverte de la mémoire, le fonctionnement des neurones, l'exploration et la compréhension des émotions et des sentiments, un rallye de calcul mental.

De plus, deux expositions interactives permettaient l'une, de découvrir les 5 sens et leur fonctionnement, l'autre en français et en arabe, proposait au public d découvrir les avancées scientifiques et techniques réalisées du VIIIè au XVè siècle dans le monde arabo-musulman, des pays d'Orient à ceux d'Asie et d'Europe.



lundi 26 mars 2012

News : Dyslexie, une vidéo sur les impacts du choix d'une police de caractères


A voir sur ce lien, une courte vidéo très intéressante sur les impacts du choix d'une police de caractères : comment réagissent les lecteurs dyslexiques face aux diverses lettres et types de caractères présentés et comment mieux les aider dans leur perception de  ces lettres.

Voilà qui devrait faire réfléchir bon nombre d'éditeurs d'ouvrages scolaires, de la maternelle à la faculté, voire plus...

vendredi 23 mars 2012

Sortie de livre : Adultes dyslexiques

Adultes dyslexiques

Présentation du livre : 
"D’après l’Organisation mondiale de la santé, les troubles dyslexiques touchent de façon plus ou moins sévère de 8 à 12% de la population.

En effet ces troubles persistent bien au-delà de l’enfance et de la scolarité.
Or comme l’affirment le docteur J. Martin et le professeur Colé : « Les déficits persistants en lecture des adultes dyslexiques les placent dans une situation de handicap. La présence de ces déficits souligne l’importance de la poursuite d’aménagements dans le cadre scolaire
et universitaire pour les lecteurs dyslexiques. »

Nombreux sont les dyslexiques adultes, et notamment les étudiants, même lorsqu’ils ont été pris en charge durant leur scolarité, qui manquent d’informations pour pallier leurs difficultés.
Cet ouvrage réunit des conseils pratiques et un ensemble de témoignages pour faciliter leur études et les aider à affronter les difficultés rencontrées dans leur univers professionnel."


Auteur(e) : Anne-Marie Montarnal
Edition : Tom Pousse
Parution : mars 2012


mercredi 21 mars 2012

Sortie de logiciel : AAC parole

Une application de communication alternative (AAC) 

Description

"Communicateur parole intelligent basée sur des pictogrammes pour les handicapées.

C'est une application de communication alternative (AAC) destiné aux personnes handicapées (avec désordre de la parole), mais il pourrait aussi être (partiellement) utilisé comme outil d'apprentissage des langues.

 
Le programme forme des phrases grammaticalement correctes à partir des pictogrammes cliquées et les lit à voix haute (text-to-speech). Grâce aux pictogrammes, il peut être particulièrement utile pour les enfants qui ont ses capacités de lecture limitées.

Ce programme est différent de la plupart des produits existants puisque gratuit, par ses fonctionnalités de génération de langue grammaticalement correcte (l'inflexion, les temps, le genre et plus) et par la possibilité d'utiliser la recherche par gestes (dessin des lettres dans les téléphones mobiles où a cause d'un petit écran le clavier n'est pas confortable).

L'application inclut environs 5000 des icônes obtenus à partir de arasaac.org, où environ 900 sont classés par catégories, et d'autres sont accessibles par la recherche. Il supporte la langue française, et il y a un prototype pour l'anglais aussi. Quelques mots plus spécifiques ne sont pas encore correctement classifiés..."

Une belle initiative qui semble avoir de nombreuses applications...


mardi 20 mars 2012

Orthothème : L'autisme et les psychanalystes résistants

Le 8 mars, la Haute autorité de santé désavouait la psychanalyse dans le traitement de l'autisme. Les psychiatres incriminés ripostent. Entretien avec le Dr Hervé Bokobza, psychiatre et fondateur du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire. 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/autisme-les-psychanalystes-vont-entrer-en-resistance_1094612.html


Cet entretien ne met pas vraiment de clarté dans ce débat concernant les "bonnes pratiques" liées à la prise en charge de l'enfant autiste, alternant entre "bons et mauvais psys", comme dans tout corps de métier pourrait-on dire, "envahissement paranoïaque", "honte" et "technicien de santé". Chacun tire la couverture à soi mais n'oublions pas que chaque enfant est différent, que chaque famille l'est tout autant et que  pour Thibaut*, un approche plutôt psychanalytique va l'aider alors que pour Marjorie*, c'est l'inverse et qu'il faudra se tourner vers un autre type d'approche, plus comportementaliste.

On n'a pas encore fini d'en parler et d'en entendre parler, et c'est tant mieux quelque part car il en sortira peut-être quelque chose de positif. Le film "Le mur" http://www.rue89.com/2011/11/04/autisme-le-mur-docu-qui-derange-des-psys-francais-226195a eu le mérite de déclencher un débat assez violent, visiblement nécessaire. Soyons juste attentifs pour ne pas oublier qu'au centre de ces querelles parfois très terre à terre se situe un être humain, l'enfant, qui n'y est pour rien, et des parents démunis et en souffrance...

A lire également http://www.rue89.com/2012/03/08/autisme-les-autorites-incapables-de-trancher-le-debat-sur-la-psychanalyse-230027